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Prévisions 2026 : SCPI susceptibles de baisser le prix de leurs parts

L’ajustement à la baisse du prix des parts de certaines SCPI en 2023 et 2024 ne relève pas d’un mouvement isolé. Plusieurs sociétés de gestion ont déjà actualisé la valeur de leurs actifs, conformément à l’évolution du marché tertiaire et aux exigences réglementaires.

Ce phénomène pourrait s’amplifier d’ici 2026, sous l’effet conjugué de la hausse des taux directeurs, d’une correction de l’immobilier d’entreprise et d’une pression accrue sur les rendements. Certains véhicules d’investissement, jusque-là réputés stables, apparaissent désormais exposés à ce risque de réévaluation.

SCPI en 2026 : quelles tendances se dessinent sur le marché ?

Le marché des SCPI s’apprête à franchir une étape majeure. Les prévisions 2026 annoncent une transformation profonde du secteur, portée par une adaptation presque forcée à la nouvelle donne du marché immobilier. Après une période de collecte soutenue, plus de 10 milliards d’euros levés en 2022 selon les données officielles,, la dynamique ralentit nettement. Les souscriptions ne progressent plus aussi vite, tandis que la sortie de crise sanitaire laisse place à une conjoncture économique bien plus exigeante.

Désormais, la remontée des taux d’intérêt impacte la valorisation du patrimoine immobilier détenu par les SCPI. Les arbitrages se multiplient, notamment sur les immeubles de bureaux et de commerce, dont l’avenir semble plus incertain que jamais. Pour faire face, certains gestionnaires misent tout sur la diversification sectorielle et géographique : logistique, santé, résidentiel reviennent en force, tout comme des investissements hors de nos frontières, en Europe. Objectif affiché : protéger les performances et sécuriser le rendement.

Voici les principaux mouvements que l’on peut observer sur le marché :

  • La stabilisation des prix immobiliers dans certaines grandes villes contraste avec le recul marqué sur d’autres segments.
  • L’ajustement progressif des valeurs d’expertise soulève des doutes sur la capacité des SCPI à rester compétitives.
  • L’investissement SCPI conserve sa solidité collective, mais une attention accrue devient désormais la règle pour les années à venir.

Derrière ce ralentissement de la collecte nette, on devine un changement de posture chez les investisseurs, aujourd’hui bien plus attentifs à la rentabilité réelle et à la liquidité de leur placement. Plusieurs sociétés de gestion prennent les devants et communiquent ouvertement sur la nécessité d’être vigilants, préparant progressivement leurs associés à l’éventualité d’un ajustement du prix des parts. Les décisions d’arbitrage reflètent ce souci de préserver la confiance autour de ce pilier des placements immobiliers SCPI.

Quels facteurs pourraient entraîner une baisse du prix des parts ?

En 2026, certaines SCPI susceptibles de baisser le prix de leurs parts devront composer avec plusieurs obstacles de taille. D’abord, la persistance de taux d’intérêt élevés. Le resserrement monétaire piloté par la BCE alourdit la charge des financements et dégrade la valeur d’expertise des actifs. Résultat : les prix de l’immobilier glissent, ce qui pèse directement sur la valeur de reconstitution. Le prix de part SCPI risque alors d’être revu à la baisse, par simple mécanique de marché.

Autre difficulté, le marché immobilier reste sous tension. Quand la collecte ralentit, la liquidité des parts s’effrite. Les délais de jouissance s’allongent, augmentant la probabilité de moins-value pour les nouveaux entrants. L’Autorité des marchés financiers (AMF) multiplie les alertes et rappelle les sociétés de gestion à leur devoir de vigilance sur la valorisation des patrimoines et la fiabilité du prix de souscription.

Trois leviers principaux expliquent les risques actuels :

  • Recul des valeurs d’expertise : le prix SCPI subit une pression lors des réévaluations annuelles.
  • Resserrement des conditions de crédit : le volume des transactions baisse, les prix s’ajustent, et la reconstitution des fonds propres se complique.
  • Contexte macroéconomique : inflation qui s’installe, activité en repli, et arbitrages plus difficiles sur certains actifs (bureaux, commerce).

Les sociétés civiles de placement immobilier avancent donc avec prudence, tiraillées entre la nécessité d’adapter leur stratégie et l’obligation de protéger leurs associés. Les gestionnaires redoublent d’efforts pour maintenir l’équilibre délicat entre liquidité, rendement et stabilité du prix des parts.

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Stratégies d’investissement et identification des SCPI à surveiller selon les rendements attendus

L’année 2026 pourrait changer la donne pour le placement immobilier SCPI. Des investisseurs avertis misent désormais sur la diversification sectorielle et géographique, cherchant à limiter leur exposition aux segments fragilisés du marché immobilier. Les SCPI diversifiées, capables de jongler entre bureaux, logistique et santé, démontrent une résistance supérieure face aux variations du prix des parts.

Les véhicules qui retiennent l’attention affichent généralement un rendement SCPI supérieur à la moyenne, tout en maintenant une gestion rigoureuse des actifs. Observer le délai de jouissance des parts s’avère aussi déterminant : un délai qui s’étire révèle souvent des tensions sur la liquidité ou un affaiblissement de la collecte. La capacité d’un gestionnaire à anticiper ces cycles et à repositionner le patrimoine immobilier devient alors un critère central.

Voici quelques profils de SCPI à surveiller de près :

  • SCPI à capital variable : elles offrent plus de souplesse pour s’adapter aux évolutions du marché et à la stabilisation des valeurs d’expertise.
  • Acteurs paneuropéens : une exposition à l’Europe permet de bénéficier de dynamiques parfois plus porteuses hors du territoire français.
  • Performances passées : il est pertinent d’examiner la constance du rendement et le pilotage des arbitrages récents.

La liste des SCPI à prix susceptibles d’être ajustées dépendra de la vigueur de la reprise et de la capacité à générer des revenus locatifs fiables, alors que l’investissement locatif se transforme. Les SCPI récentes, plus exposées aux cycles, méritent une observation attentive, tandis que les grands noms du secteur, forts d’une gestion éprouvée, gardent de sérieux atouts.

Face à la recomposition du marché, l’heure n’est plus à la routine. La solidité d’un placement SCPI se mesure à l’aune de la capacité d’adaptation des équipes de gestion, mais aussi du regard aiguisé des épargnants. 2026 ne sera pas le théâtre d’un simple ajustement technique : c’est une nouvelle page, où vigilance et stratégie feront toute la différence.